Actualité de l'emballage
Les enjeux de l'étiquetage environnemental des emballages
Les étiquettes "bilan carbone" apparues sur les produits ou dans les rayons de Casino et Leclerc avec le soutien de l'Ademe (expertise technique + 113.000 euros à Leclerc et 180.000 euros à Casino) sont menées à partir de 2 méthodologies tout à fait différentes. Celle de Leclerc, mise au point par la société Greenext demeure générique, par grandes familles de produits. Moins affinée, moins précise, elle a coûté moins cher et a pu être déployée plus rapidement pour un très grand nombre de produits (20.000 références), mais n'est pas étiquetée sur ces derniers mais simplement affichée en rayons et sur le ticket de caisse. Celle de Casino, développée par Bio Intelligence Service, est plus une réelle analyse de cycle de vie de chaque produit, collant à la réalité de chaque référence avec sa particularité propre. Elle nécessite à ce titre un travail d'enquête titanesque auprès des producteurs, des transformateurs, des producteurs d'emballages, des transporteurs et des distributeurs. 500 références ont été passées au crible depuis un an et seulement 8 sont pour l'heure étiquetées. En janvier dernier, les distributeurs français ont signé une charte d'éco-responsabilité, et l'Ademe devrait chapeauter une démarche de normalisation de l'étiquetage vert, qui serait obligatoire à partir de 2011. "La future méthodologie ira plutôt dans le sens de celle de Bio Intelligence Service, dont l'ACV est plus complet que celle de Greenext, pourtant très pédagogique" précise la directrice de l'Ademe, citée par Le Monde.
Source : Le Monde - 08/07/2008 via Packaging France