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Actualité de l'emballage

Les plasturgistes contraints à l'exploration aléatoire d'alternatives au pétrole


"On essuie les plâtres, mais si on ne fait pas cela on va pleurer" résume Daniel Goujon, dirigeant du groupe plasturgiste GPack (Ain). Face au renchérissement du pétrole, les plasturgistes, à commencer par les producteurs d'emballages, sont contraints d'explorer de nouvelles fois, comme les plastiques bio. Mais ces efforts sont incertains : la R&D coûte cher et les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous. "Le plastique biodégradable et renouvelable, c'est pour dans 5 ou 10 ans dans l'emballage. On sait le faire théoriquement, mais on ne sait pas encore ce que cela va donner" explique Goujon. Avec un coût encore de 2 à 4 fois plus cher que le plastique conventionnel, les plastiques bio ne sont pas encore éprouvés pour toutes les applications : ils peuvent ne pas convenir pour protéger les aliments, se voir altérés par ces derniers, manquer de solidité, etc. "La quasi-totalité des entreprises dans la plasturgie ont déjà testé des biomatériaux, notamment l'acide polylactique (PLA) produit en grande quantité, mais ces produits ne répondent pas toujours aux besoins des industriels" décrypte Patrick Vuillermoz, DG de Plastipolis, pôle de compétitivité né en 2005 et planchant sur une vingtaine de projets pour un montant de 45,5 millions d'euros. 4% de la production mondiale de pétrole sert à fabriquer du plastique.

Source : www.Romandie.com cité par www.packaging-france.com

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